compagnie

compagnie théâtrale dirigée par Pierre Meunier et Marguerite Bordat

La Belle Meunière, fondée en 1992, a pour vocation la création artistique dans le domaine théâtral, sonore, cinématographique et plastique. Durant plusieurs années, le travail de la compagnie s’est fondé sur la relation que nous entretenons sous diverses formes avec la matière.
Aujourd'hui la dimension physique reste toujours très présente dans l’écriture scénique. Le travail se fonde et se nourrit d’abord d’une période de rêverie solitaire, un temps de pure perception, d’immersion par lectures, rencontres, séjours dans des lieux particuliers. Des rencontres avec des scientifiques, des praticiens ou des industriels en relation avec le sujet viennent enrichir ce temps-là : Laboratoire de Gravitation et Cosmologie Relativiste du CNRS pour L'Homme de plein vent; Fabricants de ressorts pour Le Chant du ressort; Laboratoire des Matériaux Désordonnés et Hétérogènes du CNRS pour Le Tas; Travail avec des patients psychiatriques pour Les Egarés; Les Grands Ateliers de Villefontaine (38) et leur projet Amàco pour La Vase.

Des pistes indistinctes s’affirment peu à peu, déclenchant l’écriture de textes, l’invention de moments visuels, et renouvelant le désir de théâtre. Rien qui ressemblerait à un choix stratégique d’en découdre par exemple avec le tas, le ressort ou la question du langage, mais plutôt abandon consenti à une attraction de plus en plus irrésistible et décisive.

Il s’agit ensuite de faire partager ce désir de théâtre à l’équipe réunie. L'abondance des propositions ne va pouvoir s’organiser en spectacle qu’ avec l’engagement de tous dans la mise en jeu au plateau. S'ouvre un travail sur l’imaginaire confronté à la question du sens, où chacun à son endroit, acteur ou technicien, a liberté d’improviser, de provoquer, de se perdre, de douter, de contester. Dans cette phase exploratoire, le son, la lumière et la machinerie sont des forces de propositions, tout autant que les acteurs.

C’est une aventure forte, émouvante, inconfortable et rugueuse, dont l’issue reste incertaine, même passé le soir de la première représentation. Ce qui a été construit, il va falloir sans cesse le réébranler, en requestionner la pertinence, lutter contre le figement pour préserver cette dimension de tentative, sans laquelle l’acte théâtral perdrait toute humanité. C’est au prix de cet engagement partagé par toute l’équipe qu’un poème peut naître et toucher le public.

Un noyau de création s’est constitué au fil des années à la Belle Meunière, qui permet de partager le sens du travail et un goût commun pour ses aventures singulières.
Ces forts compagnonnages contribuent largement à faire exister la compagnie.

Depuis 2014, Marguerite Bordat conçoit avec Pierre Meunier les projets dès l'origine. Ils y rêvent, les construisent et les écrivent ensemble.
Marguerite Bordat est liée au travail de la Belle Meunière depuis Le Tas, Les Egarés, Du fond des gorges, La Bobine de Ruhmkorff, (scénographie, costumes, regard extérieur).
Cette nouvelle page dans le parcours de la Belle Meunière affirme l'intérêt d'un partage du sens et de la recherche pour poursuivre l'aventure théâtrale, repousser les limites de ce que chacun sait faire et oser davantage l'expérience.
Ensemble ils ont imaginé et créé Forbidden di sporgersi, présenté au Festival d’Avignon 2015, Zerstorüng, avec les élèves de l’Ecole de marionnettes de Stuttgart, Buffet à vif, avec Raphael Cottin, présenté en juin 2016 au Théâtre de la Bastille et La Vase, en 2017.

L'équipe de la Belle Meunière c'est

Pierre Meunier, Marguerite Bordat, Jean-Marc Sabat, Jean-François Pauvros, Hans Kunze, Frederic Kunze, Satchie Noro, Bruno Goubert, Jean-François Perlicius, Gaël Guillet, Emma Morin, Caroline Tigeot, Florence Kremper, Isabelle Rousseau, Géraldine Foucault, Jeanne Mordoj, Thomas Mardell, Muriel Valat, Thierry Madiot, Florian Méneret ...